Covid-19 Au Bénin

Cette page non-officielle donne des informations sur le nouveau coronavirus (le SARS-CoV-2). Nous la corrigeons et la complétons au fur et à mesure de l’évolution de l’actualité.

FAQ sur le Coronavirus au Bénin

Les enfants sont-ils en danger ?

Non. Depuis le début de la pandémie, il n’y a eu quasiment aucun décès d’enfant dans la tranche des 0-9 ans. La tranche des 10-19 ans est aussi très peu touchée.

Les enfants sont-ils dangereux ?

Il semble que non. Une étude récente indique que, contrairement au virus de la grippe, la charge virale d’un enfant infecté au coronavirus est faible.

Les enfants sont donc assez peu contaminés, et lorsqu’ils le sont, ils ne sont pas très contagieux. Le Covid-19 est une maladie d’adultes.

Qui peut être contaminé ? Qui est en danger ?

À part les enfants, tout le monde est très facilement contaminé.

La plupart des gens guérissent tout seuls. Environ la moitié des personnes contaminées n’ont pas ou presque pas de symptômes. Elles sont infectées puis guérissent sans s’en apercevoir. Au total, 80% des personnes infectées se portent suffisamment bien et n’ont pas besoin d’aller à l’hôpital. En revanche, toutes les personnes infectées sont contagieuses et propagent le virus.

20% des personnes contaminées sont très malades et ont besoin d’aller à l’hôpital, avec un risque de développer une pneumonie.

Il semble que entre 0,5% et 1,4% des personnes contaminées meurent du coronavirus. Parmi ceux qui décèdent, la plupart sont des vieux ayant déjà une maladie. Comme par exemple : l’hypertension, le diabète, le cancer, un problème cardiaque, ou une maladie chronique des poumons.

Est-il possible d’éviter cette maladie ?

Il est raisonnable de penser que un peu plus de la moitié des Béninois adultes attraperont le coronavirus. On ne peut que ralentir sa progression.

Pourquoi le Coronavirus fait-il si peur ?

Parce qu’il se propage beaucoup trop vite.

Même si presque tout le monde guérit, certains malades ont besoin de l’hôpital. Dans les pays touchés, les hôpitaux sont débordés : le matériel pour soigner manque, ainsi que le nombre de lits. Le personnel médical tombe malade. Donc les hôpitaux n’arrivent pas à s’occuper de tout le monde. Et les malades qui ne peuvent pas être soignés sont en danger.

En plus, pendant que les hôpitaux sont trop occupés, les autres maladies et les accidentés sont moins bien traités.

Une fois contaminé, combien de temps est-on contagieux ?

En moyenne 20 jours.

En dehors du corps humain, combien de temps le virus peut-il survivre ?

Avec notre climat chaud, quelques heures seulement. Plus il fait sec et plus le virus est tué rapidement. En outre, le virus est détruit par le savon et les produits sanitaires.

Comment se protéger ?

Il faut :

  • Se laver les mains ;
  • Saluer de loin sans serrer la main d’autrui ;
  • Rester à un mètre de distance les uns des autres ;
  • S’éloigner des personnes qui toussent.

Quels sont les symptômes ? Comment reconnaître la maladie ?

  1. La durée d’incubation (le temps entre le moment où l’on attrappe le virus et les premiers symptômes) est entre 2 et 12 jours, et en moyenne 5 jours.
  2. Les premiers symptômes sont : les maux de tête, les douleurs musculaires, la fatigue.
  3. Deux à trois jours après : la fièvre, la toux, les douleurs thoraciques.
  4. Et ensuite : la difficulté à respirer.

Il est possible de ne pas présenter tous les symptômes.

Certaines personnes perdent brutalement l’odorat (le sens des odeurs) et parfois le sens du goût. Ce symptôme n’est pas toujours associé aux autres symptômes (la personne se sent bien) mais il est révélateur d’une infection au coronavirus. Il n’est pas clair si les effets sont temporaires ou permanents.

Une fois contaminé, comment protéger autrui ?

Si l’on pense qu’on est peut-être contaminé, il faut :

  • Ne pas approcher les vieux et les femmes enceintes ;
  • Rester chez soi et éviter les contacts avec les autres si l’on se porte suffisamment bien ;
  • Aller à l’hôpital si la maladie nous dépasse ;
  • Porter un cache-nez (masque).

Et tout cela pendant au moins 3 semaines, même si les symptômes terminent avant.

Existe-t-il un vaccin ?

Non. Des recherches sont en cours mais pour le moment nous ne pouvons pas compter dessus.

Existe-t-il un traitement ?

Plusieurs recherches et essais sont en cours. Il existe en particulier un espoir sur un traitement bon marché utilisant la chloroquine. Comme ce sont des médicaments dangereux, il serait imprudent d’essayer de les prendre en automédication. Allez plutôt à l’hôpital pour une consultation.

Comment la maladie partira ?

Si les essais avec le traitement s’avéraient concluants, les personnes contaminées pourraient simplement être testées puis traitées.

Dans le cas contraire, bien que cela ne soit pas prouvé, il semble que les personnes contaminées puis guéries soient immunisées pour un temps contre le coronavirus. Une fois que suffisamment de Béninois auront attrapé le virus, l’épidémie quittera le Bénin par manque de nouvelles personnes à contaminer. On appelle cela « l’immunité collective ».

Combien de temps durera la pandémie ?

Les Chinois sont dedans depuis décembre dernier et ils n’ont pas fini. Dans les pays d’Europe ils parlent de plusieurs mois.

Sources d’informations sur le Coronavirus

Le suivi statistique de la contamination des pays

La plupart des pays présentent au départ une propagation exponentielle de la pandémie avec environ +30% nouvelles personnes infectées chaque jour. C’est-à-dire que, dans les pays du nord et la Chine, le nombre de personnes infectées doublait chaque 3 jours.

Remarque : il n’est pas possible d’utiliser ces statistiques pour calculer des taux de létalité. En effet, la majorité des personnes contaminées guérissent sans passer par l’hôpital et ne sont donc jamais comptabilisées.

Autre lien pour suivre l’actualité : le bureau de l’OMS pour l’Afrique (en anglais).

Les symptômes et les 20% de contaminés qui sont malades

La page Maladie COVID-19 (nouveau coronavirus) de l’Institut Pasteur en France donne de nombreuses informations dont une description des symptômes.

On y apprend également que :

La gravité des signes cliniques nécessite le maintien à l’hôpital d’environ 20% des malades et 5% nécessitent une admission en réanimation. Les formes les plus graves sont observées principalement chez des personnes vulnérables en raison de leur âge (plus de 70 ans) ou de maladies associées.

[…] l’infection peut être asymptomatique ou paucisymptomatique (entrainer pas ou peu de manifestations cliniques) chez 30 à 60 % des sujets infectés.

Dans cette étude (en anglais) du 26 février 2020 à destination des médecins réanimateurs, on trouve un tableau détaillant les symptômes de malades en difficulté à l’hôpital Bichat-Claude Bernard à Paris.

Il existe des témoignages de malades ayant perdu l’odorat et/ou le sens du goût. Voici un article sur le sujet : Can losing your sense of smell be a symptom of coronavirus? (en anglais).

Pourquoi est-il raisonnable de s’attendre à la contamination de plus de la moitié des adultes

La Chancelière Allemande a déclaré le 10 mars 2020 que « 60 à 70 % de la population allemande sera infectée par le Coronavirus ». On peut penser qu’elle est bien informée. La source de cette information est un tweet :

Les statistiques sur ceux qui meurent

Le document suivant donne des statistiques datant du 29 février 2020 provenant pour l’essentiel des Chinois : Age, Sex, Existing Conditions of COVID-19 Cases and Deaths (en anglais). D’après ce document, les personnes infectées de moins de 50 ans ont au plus 0,4% de taux de mortalité. De 50 à 69 ans le taux de mortalité monte entre 1,3% et 3,6%. Le risque de mourir pour les 70 ans et plus infectés est entre 8% et 14,8%.

Cet article de Bloomberg du 18 mars 2020 donne les statistiques italiennes : 99% of Those Who Died From Virus Had Other Illness, Italy Says (en anglais). D’après les données de ce document, on peut calculer que les moins de 60 ans représentent 3,65% des décès par le coronavirus. En outre, 99% des personnes décédées n’étaient pas en bonne santé avant d’être contaminées par le virus.

Les statistiques françaises du 9 avril 2020 indiquent que 35% des cas graves admis en réanimation, et 11% des décès, concernent des personnes sans comorbidité (elles étaient en bonne santé avant d’être touchées par le covid-19). Par classes d’âges : 0,7% des cas graves avaient entre 0 et 14 ans. 6,8% entre 15 et 44 ans. La plupart des malades (92,5%) ont 45 ans et plus.

En résumé, ceux qui meurent sont pour la grande majorité des personnes de plus de 50 ans ayant déjà une maladie.

L’article COVID-19 : peut-on faire confiance aux données ? d’un économiste aborde les statistiques du Coronavirus. Il propose un taux de létalité entre 0,54% et 1,38%, et un autre taux de létalité de 3,4% pour les personnes présentant des symptômes.

Statistiques sur ceux qui sont hospitalisés

Le document Severe Outcomes Among Patients with Coronavirus Disease 2019 (COVID-19) — United States, February 12–March 16, 2020 (en anglais) publié le 18 mars 2020 fournit des statistiques sur 2 449 patients testés positifs au coronavirus aux États-Unis. On y trouve, par classe d’âge, les proportions des patients hospitalisés, celles ayant nécessité l’admission en soins intensifs, et celles des décès :

Parmi ceux qui ont été hospitalisés, des statistiques sur ceux qui guérissent à Singapour (en anglais) ont été publiées. Nous apprenons notamment que le temps de guérison moyen est de 11 jours, mais peut aller jusqu’à une trentaine de jours.

Hypothèses sur les personnes les plus à risque

Les statistiques indiquent que les vieux sont exposés aux formes les plus graves du Covid-19. Ainsi que les individus souffrant de certaines maladies.

Le coronavirus est particulièrement dangereux pour les individus affectés par des maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2, l’hypertension. Or, ces trois pathologies font partie d’une même famille de troubles de la santé, connue sous le nom de syndrome métabolique. L’une des manifestations est la résistance à l’insuline.

Sur le sujet :

Sur un autre plan, il semble que la charge virale soit corrélée à la gravité de la maladie (cf cet article de The Lancet, en anglais). Le lien de cause à effet reste à vérifier mais cela pourrait signifier que le danger dépend aussi de la quantité des virus auxquels nous sommes exposés. Ce qui impliquerait que le personnel médical est en danger.

Une autre incertitude concerne les drépanocytaires. Une étude scientifique (en anglais) indique que l’hémoglobine serait attaquée par le coronavirus. À noter : cette étude est controversée. Mais il reste possible que les drépanocytaires, dont l’hémoglobine est modifiée, subissent des effets différenciés et soient plus ou bien moins à risque. Y compris les porteurs sains.

L’éventualité des séquelles

Parmi les personnes contaminées qui sont suffisamment malades pour avoir besoin de l’hôpital, certains développent une pneumonie, qui, lorsqu’elle n’est pas fatale, peut laisser des séquelles. À lire sur le sujet :

Il est trop tôt pour avoir une idée de la proportion des personnes qui resteront affectées et de la gravité de leurs séquelles.

Études sur les enfants infectés

Le résultat d’une étude chinoise datant du 18 mars 2020 :

  • Les enfants de moins de 10 ans représentent moins de 1% des personnes infectées ;
  • L’étude porte sur 171 enfants infectés. Un seul enfant est décédé, il avait en outre un problème intestinal majeur.

Dans cette étude (PDF, en anglais) sur le covid-19 chez les enfants, il est constaté que :

[…] la transmission du SARS-CoV-2 chez les enfants se fait principalement par contact avec des patients adultes, principalement par exposition à la maison. En revanche, la transmission directe d’un enfant à un adulte n’a pas été signalée jusqu’à présent.

La vidéo de la section suivante aborde plusieurs sujets dont une étude française sur des enfants infectés par le coronavirus.

L’espoir d’un traitement, actuellement en train d’être testé

Un traitement est mentionné dans cette vidéo du 16 mars 2020. Le Professeur Raoult est un expert français dans les maladies infectieuses. Il est également membre du Comité Scientifique de Macron pour le Coronavirus.

Il nous apprend que :

  • Le dépistage du coronavirus ne demande pas de technologie avancée, et il est possible de le pratiquer à grande échelle.
  • En plus d’être peu malades, une première étude semble indiquer que les enfants ont peu de charges virales et sont donc peu contagieux. Contrairement à ce que l’on pensait, ils ne sont probablement pas un grand vecteur de contamination.
  • Le cas du bateau japonais (le Diamond Princess) indique que les personnes contaminées ont un risque de mortalité aux alentours de 1%.
  • Le temps pendant lequel on est contagieux une fois infecté est de 20 jours en moyenne sans aucun traitement.
  • Un traitement issu d’une idée chinoise a été testé, il aurait réduit le temps pendant lequel on est contagieux à 6 jours chez les patients qui ont servi à tester. Et il donne la posologie : Hydroxychloroquine (Plaquenil) 600 mg par jour associé à Azithromycine. La chloroquine est un médicament dangereux, attention à ne pas utiliser ce traitement en automédication, préférez aller consulter un médecin à l’hôpital. Attention car le nombre de patients sur lesquels le traitement a été testé est réduit. Il faut attendre que d’autres études confirment ou non ces bons résultats.

Concernant le risque de mortalité à 1% sur le Diamond Princessvoici la source de première main (en anglais).

Concernant les 20 jours en moyenne durant lesquels on est contagieux, la source de première main est une étude chinoise (en anglais). On y apprend en outre que la durée la plus longue de personne contagieuse observée dans cette étude était de 37 jours.

Traitement à base de chloroquine

Depuis le 13 mars, la Pologne traite les cas de Coronavirus avec de la chloroquine. Source : le tweet du Vice-ministre Polonais de la Santé (en polonais).

Le 21 mars 2020, la France annonce un essai clinique du traitement à base de chloroquine sur les 6 prochaines semaines.

Le 21 mars 2020, le Bénin annonce utiliser un traitement à base de chloroquine pour les personnes testées positives au coronavirus.

Attention à ne pas déclarer victoire trop tôt. Pour le moment, ces espoirs ne reposent que sur l’étude controversée présentée par le Professeur Raoult dans la vidéo donnée plus haut. Il faudra plusieurs semaines avant que l’efficacité de ce traitement puisse être confirmée.

Survie du virus hors de l’organisme

La page de Wikipédia Maladie à coronavirus 2019 indique :

Elle a dans un premier temps été estimée comprise entre trois heures (en milieu sec) et trois jours (en milieu humide), mais comme pour la plupart des virus, elle varie beaucoup selon les conditions de température et d’humidité, de lumière (les UV solaire le détruisent), et selon le type de surface sur laquelle le virus ou les gouttelettes en contenant se sont déposés.

Concernant l’immunité collective

C’est le choix que font certains pays comme les Pays-Bas en Europe. C’est un choix qui fait polémique dans les pays du nord car il est risqué pour les populations âgées.

Une image circule qui donne une idée des périodes durant lesquelles on est contagieux avant d’être immunisé (en anglais) :

La démographie au Bénin

La page de Wikipédia Démographie du Bénin donne les chiffres suivants :

  • Population : 11 340 504 hab. (2018)
  • Évolution de la population : +2.68 % (2018)
  • Âge médian : 18,4 ans (2018)
  • Structure par âge :
    • 0-14 ans : 42,26 %
    • 15-64 ans : 54,84 %
    • 65 ans et plus : 2,89 %

Un site Canadien nous donne la pyramide des âges au Bénin :

Considérations sur le Coronavirus au Bénin

Rappel : cette page n’est pas officielle, nos considérations ne le sont pas non plus.

Incertitudes et risques

Il n’existe pas encore d’information sur comment l’épidémie se répandra avec notre démographie, nos infrastructures, nos maladies et nos problèmes d’argent. Les données proviennent pour le moment de pays très différents du nôtre. Il se pourrait donc que nous ayons des surprises.

En particulier, le diabète et l’hypertension sont très répandus au Bénin et tous ceux qui en souffrent risquent des complications. Les drépanocytaires sont nombreux dans notre pays et nous ne savons pas encore ce que provoquera le virus chez eux. Et puis, certainement, le paludisme va s’ajouter.

En outre, il faut considérer que les capacités de nos hôpitaux en réanimation seront insuffisantes.

Toutefois, la situation du Bénin est aussi rassurante

On peut espérer que le Bénin souffrira moins que les pays du nord, parce que :

  • Notre population est jeune. 42% des Béninois ont moins de 15 ans et ne risquent donc pratiquement rien. La population adulte (la moitié des Béninois) risque de tomber malade mais avec de grandes chances de guérison. Les vieux de plus de 65 ans (ceux que la maladie menace le plus) représentent moins de 3% de la population.
  • Notre climat est ensoleillé, le soleil nous donne de la vitamine D, et la vitamine D est une protection contre les virus en général.
  • La contamination a démarré avec retard par rapport aux pays du nord, et c’est un avantage, car, si le traitement à base de chloroquine fonctionne, il donnera dès le début de meilleurs chances de guérison aux malades.
  • La propagation de l’épidémie est manifestement plus lente dans les pays chauds. Si elle est plus lente, cela implique que le virus est moins contagieux (le R0 est plus petit), donc il contaminera moins de gens et partira plus vite.

Estimation du nombre de personnes qui seront hospitalisées et de celles qui risquent de décéder

Les calculs dans cette section sont hautement spéculatifs. C’est-à-dire que les résultats sont sûrement incorrects, car nous avons trop peu de données.

La colonne des effectifs provient de la pyramide des âges au Bénin (hommes + femmes), les nombres sont ajustés en utilisant le taux d’accroissement de la population (+2,68 %).

Les pourcentages des estimations proviennent des statistiques aux USA données plus haut dans la section « Statistiques sur ceux qui sont hospitalisés ». Nous les avons assez librement lissés sur toutes les classes d’âges.

Rappel : ces estimations sont incertaines. Malgré tout, elles donnent une idée de l’ampleur de la tâche à laquelle nos hôpitaux et cliniques au Bénin pourraient être confrontés. Si l’épidémie se propageait au Bénin comme elle se propage aux USA, alors plus de 600 000 personnes auraient besoin de soins. Parmi ceux-ci, plus de 100 000 auraient besoin de soins intensifs en réanimation. Les infrastructures du Bénin ne sont pas prêtes pour cela. Or, en l’absence de soins intensifs, tous les patients en ayant besoin seront en danger de mort. Cela donne une fourchette de prévision du nombre d’issues fatales au Bénin à cause du coronavirus : entre 20 000 et 100 000 décès.

En outre, une des conséquences de la forme pointue de notre pyramide des âges est que nos hôpitaux devraient voir arriver toutes les classes d’âges adultes, plus où moins dans les mêmes proportions. Cela s’explique parce que les jeunes adultes risquent moins d’être malades mais sont plus nombreux et ça se compense.

Incitons ceux qui toussent à rester chez eux

Le grand danger du Coronavirus est que le nombre de malades peut dépasser nos hôpitaux et cliniques. Il faut donc essayer de ralentir l’épidémie. En outre, il est possible qu’une plus grande quantité de virus engendre des formes plus graves de la maladie. Si vous allez assez bien pour être debout mais que vous toussez, mettez au moins un cache-nez et restez chez vous le plus possible.

Protégeons nos vieux et les femmes enceintes

Les vieux devraient accepter de rester chez eux et éviter de rencontrer du monde le temps que la maladie quitte le Bénin. Surtout les vieux qui sont en plus tensionnaires ou diabétiques.

Il n’existe pas encore d’informations au sujet de l’effet du coronavirus sur les grossesses. Pour préserver nos futurs enfants, les femmes enceintes devraient rester prudentes et tout faire pour éviter d’être contaminées.

Restez informés sur le Coronavirus au Bénin

À lire : la rubrique Coronavirus sur le site du gouvernement de la République du Bénin. On y trouve les mesures officielles, des vidéos et des audios, des illustrations sur les gestes barrières, des actualités et autres documents, les numéros utiles.